Vu l'engouement relayé par la toute-blogo, je m'était faite à l'idée que les Fils d'Art étaient limite has been, Bergère de Chez Nous tout juste citable, et que hors de La Sainte Droguerie n'était point de salut. Ca tombait bien parce que mon enthousiasme pour leurs textures et coloris à tomber ne datait pas d'hier.
     Je n'hésitais donc pas à faire des kilomètres, trainant par exemple avec moi dès potron minet un samedi sibérien toute la petite famille, pour aller faire un chèque à trois chiffres avant la virgule dans une boutique nantaise bondée et revenir le panier plein de fils à tricoter et le porte-monnaie à plat.
   Je me lançais avec le même entrain dans la réalisation de modèles librement adaptés de ceux qu'on trouve dans les non moins encensés livres de tricot qu'on trouve dorénavant aussi dans la boutique virtuelle.
Je contemplais le résultat, encaissais en bombant le torse fièrement sans ciller les compléments de la maîtresse et des copines et demandais même, à l'occasion, l'avis de mes copines blogueuses sur mes essais décos.
     Bref, je vivais heureuse avec la légende.
     Et puis voilà qu'au bout de trois semaines et deux lavages programme laine super délicat que si t'arrives à voir bouger le linge à travers le hublot c'est que tu es vraiment douée vu la lenteur du mouvement, après seulement quelques jours sur le dos de mon petit mannequin, donc, je découvre...

ça!
bouloches1
     De deux choses l'une: soit une sage-femme a échangé à la naissance mon bébé et celui des Groseille de Mme Attila, soit la laine de La Droguerie... bouloche!

bouloche????

     Rassurez-moi, les filles, je suis tombée sur des écheveaux défectueux, c'est ça? Parce qu'avec tout ce que j'ai encore en stock, ça m'embêterait!